Nous sommes le pouvoir !
L’offensive du patronat et de l’état bat son plein, ils
ont déclaré la guerre au monde du travail : licenciements
massifs, augmentation de la flexibilité, des contrats précaires,
accord Unedic au détriment des chômeurs et des travailleurs,
casse de la retraite et de la sécu, casse du service public (décentralisation,
non remplacement des fonctionnaires partant en retraite sauf dans la police
!), lois sécuritaires contre les pauvres…
Face à cette attaque massive il n’y a pas à négocier,
négocier c’est déjà perdre, cessons d’être
dans la défensive et construisons la riposte. On nous fait croire
qu’il n’y a plus d’argent pour la retraite, que la casse des acquis sociaux
est inéluctable… : on se fout de nous !
Les richesses produites ne cessent d’augmenter, une minorité
en profite : le patronat au dépend des travailleurs et des chômeurs.
Et ils en veulent toujours plus.
Nous avons le nombre, nous sommes la force de travail, nous sommes
les producteurs : sans nous le patronat n’est rien.
Alors pourquoi céder aux exigences patronales et étatiques
comme le font certaines centrales syndicales : par exemple en abandonnant
la lutte sur la durée de cotisation pour les retraites (bientôt
42 annuités de cotisation pour tous !) en contrepartie de quelques
miettes ?
Reprenons l’offensive. Aujourd’hui il s’agit de rejeter en bloc les
projets gouvernementaux sur la décentralisation et sur les retraites,
et d’abroger la loi Balladur de 1993 pour revenir aux 37.5 annuités
pour tous, public et privée.
Nous ne devons pas attendre les vacances d’été pour réagir.
Les manifs d’un jour, « ballades pour militants », nous démobilisent
plus qu’elles ne nous mobilisent, ne soumettent à aucune pression
patronat et état, elles permettent juste aux directions des grosses
confédérations de faire croire qu’elles luttent tout en contrôlant
la contestation : un véritable rapport de force est à créer.
Construisons l’offensive à la base, dans l’unité d’action,
sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui négocient déjà
à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques
et électoralistes qui ne nous concernent pas.
Mettons en place des assemblées générales dans
tous nos lieux de travail, boites par boites (privée, publics),
seul moyen nous permettant de décider tous ensemble à la
base des offensives à mener. Construisons, en plus, les nécessaires
convergences de lutte qui nous permettront d’imposer une alternative à
la politique menée conjointement par le patronat et le gouvernement,
c’est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives
de changement de société.
Seule la grève générale reconductible nous
permettra de nous organiser, de discuter en assemblée générale,
de nous défendre et d’imposer nos choix.