Le PS était dans la rue quand Debré pendant le gouvernement Juppé faisait de la surenchère sécuritaire…Et maintenant ?
Le PS était dans la rue, indigné par la politique de répression
des sans-papiers de l'église St Bernard…
C'était pour continuer avec Chevènement la politique
des charters de Pasqua
La gauche plurielle s’est émue des mouvements de chômeurs…
C’était pour mettre en place l’arnarque des 35h et le PARE
Vilvorde, Danone, Lu, Moulinex, Michelin… les privatisations, le démantèlement du service public : la Poste, éducation, santé, EDF etc
Cette politique ultra-libérale dont rêvait la droite et qu’elle n’a pas pu mener, la gauche plurielle l’a mise en place avec l’aide des syndicats réformistes. Jospin a accompli le programme de Juppé avec la complicité de la CFDT, du MEDEF et des médias au grand complet
Pendant ce temps-là les syndicats ont fait comme si la lutte
des classes n’avait plus cours.
Pendant ce temps-là le discours sécuritaire s’est normalisé,
le chômage, la précarité, l’exclusion, la discrimination
sont
devenues des réalités qu’on regarde comme indépassables.
La CNT n’a jamais sous-estimé le FN et le danger qu’il représente, contre le fascisme, elle a toujours été dans la rue, mais sans larmes…pour une action directe contre le fascisme!
Au-delà du vote, toutes les initiatives visant à éliminer
le pouvoir de nuisance des fascistes sont à engager dès aujourd’hui,
et à
poursuivre demain. La démocratie des actionnaires n’est pas
la nôtre. La réponse au fascisme passe par une appropriation
collective de la démocratie : Dans les entreprises, dans les
quartiers, construisons l’autogestion !
Pour vaincre le FN, descendre dans la rue ne suffira pas, il faut
s’engager sur le quotidien et le long terme, dans un syndicalisme de combat,
pour la construction d’un autre futur.