Radicaliser la lutte antifasciste pour une véritable alternative !
Le FN au pouvoir, c'est adieu les libertés individuelles
et d'association, c 'est le racisme instinctif, c'est l'amour fanatique
de l'armée et de l'ordre moral, c'est l'attaque en règle
et systématique de tous les droits conquis par les travailleurs
: Le Pen, le patron multi-millionnaire réclame et rêve de
la flexibilité des salaires et du temps de travail, des privatisations,
de la fin de la sécurité sociale et des retraites, de la
remise en cause du droit de grève, des impôts qui pèsent
lourd aux riches et pas assez aux pauvres.
Le FN au pouvoir, c'est ce que la CNT est déterminée à
combattre par tous les moyens, sans s'arrêter aux joutes électorales,
parce que l'urgence et l' essentiel des problèmes est ailleurs (pour
ceux que ça intéresse, la CNT laisse le soin à chacun
de décider s'il vote ou non). Pour la CNT, il est temps non seulement
de descendre dans la rue pour clamer sa détermination,
mais aussi de rejeter en bloc ce système se complaisant à
nous demander de choisir entre la peste et le choléra, et qui ne
parle de démocratie que lorsqu'il s'agit de défendre les
partis de gouvernement qui par la lepénisation des esprits et la
trahison des promesses ont préparé Le Pen et décrédibilisé
leur belle République mythique et fantasmée.
Est-ce qu'il faudrait, maintenant que le système se pourrit et se décompose, jouer les nostalgiques d'un ordre républicain asservi aux intérêts du capital, coupé de la base, sous le mode de l'autocratie présidentielle ou du cirque parlementaire ? Chirac a déjà annoncé la couleur : ce sera une bonne politique de droite, sécuritaire et économiquement libérale.
La "gauche plurielle" n'avait pas fait mieux : loi Chevénement sur les sans-papiers, Loi Sécurité Quotidienne, 35 heures flexibilisées, précarité dans le public, privatisations à la pelle. Les syndicats représentatifs se sont fait complices, et la CFDT n'a quasiment plus rien à trahir (PARE.).
C'est ça leur pseudo-démocratie : accepter d'être exploité, commandé, licencié, précarisé au travail, et voter de temps en temps pour des politiques, sans contrôle de la base, qui gèrent le système capitaliste sans complexes.
Une démocratie sans fascisme ni capitalisme
Radicaliser la lutte antifasciste, c'est refuser de normaliser la situation
en appelant à la grève générale des lycéens
et étudiants, mais aussi du monde du travail. La CNT veut agir pour
que le mouvement de contestation soit contrôlé par la base
selon le principe de démocratie directe et d'assemblées générales
décisionnelles.
Se battre pour une véritable alternative, c'est lutter pour
une démocratie sans fascistes ni capitalisme, pour l'internationalisme,
pour l'égalité sociale et la répartition égalitaire
des richesses, pour l'autogestion des lieux de travail, des quartiers et
de toute la vie sociale, pour les prises de décision par la base
et la révocabilité des délégués chargés
de les appliquer, pour la démocratie directe.
De notre capacité et notre volonté à nous responsabiliser,
réapprendre les pratiques de solidarité et de lutte dépend
notre avenir. qui ne s'arrêtera pas après le 5 mai !
Grève générale antifasciste et anticapitaliste !