Ni Front National! Ni démocratie bourgeoise !
                                                         Révolution sociale !
 
On ne pleurera pas sur les faibles scores électoraux des partis gouvernementaux qui n’ont fait que mener une politique économique libérale correspondant à leur intérêt de classe et une politique sécuritaire pour les défendre : bureaucrates bourgeois (gauche plurielle, RPR, UDF…), tous unis pour un capitalisme florissant !
De la privatisation au développement des contrats précaires, du flicage des chômeurs (PARE) à la flexibilité accrue par la loi des 35 heures, en passant par l’allongement de la durée de cotisation pour la retraite décidée au dernier sommet européen de Barcelone : que de cadeaux fait au patronat ! Et tout cela avec la complicité des syndicats réformistes.
Cette logique capitaliste enrichie une minorité au détriment d’une majorité, produisant précarité, chômage, bas salaires: pauvreté qui peut être le terreau du fascisme.
Hélas rien de plus facile que de détourner la colère des travailleurs vers des bouc-émissaires. Le racisme permet de diviser les travailleurs pour mieux régner, les partis gouvernementaux ne s’en sont pas privés (loi Pasqua Debré Chevènement, politique contre les sans-papiers).
Le millionnaire Le Pen profite de la situation mais n’est en rien du côté des plus pauvres, il s’opposait aux grèves de décembre 1995, et dénigrait la lutte des chômeurs, il est pour la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, il s’oppose aux rmistes, aux fonctionnaires…, il n’est qu’un chien de garde du patronat. Son programme est fasciste, raciste, sexiste, homophobe, antisémite, contre les handicapés, les militants, les syndicalistes et contre tout ceux qui veulent se révolter.
L’antifascisme se devrait d’être unitaire dans un grand consensus mou républicain. Pourtant où était l’unité antifasciste pour soutenir les sans-papiers ? Où était l’unité contre la politique patronale du PS ? Où est-elle l’unité pour s’opposer aux contrats de merde dans la fonction publique comme dans le privé ?… Où est-elle l’unité antifasciste quand il n’y a plus d’élections et que le FN ne fait plus peur aux sociodémocrates ?
La grande unité contre le FN donne l’impression que lui seul est une alternative au système actuel. Ne tombons pas dans ce piège et développons la solidarité entre tous les travailleurs. Des occupations d’usines musclés (Cellatex, Mossley, Moulinex…), des grèves de travailleurs et travailleuses précaires (Mac Do, FNAC, Go Sport…), montrent qu’on peut se battre, qu’on peut gagner, seule l’affirmation du combat de classe, seul le développement de la lutte dans les boites, dans les quartiers, vers la grève générale peut faire reculer l’ennemi fasciste.


Le véritable antifascisme, c’est l’anticapitalisme !
Grève générale ! Démocratie directe !

Qu’est-ce que la CNT ?

- La CNT est un syndicat indépendant de l’Etat et des partis politiques de droite comme de gauche.
- La CNT est un syndicat autogéré sans chefs, ni permanents. Ce sont les syndiqués qui décident lors d’assemblée générale souveraine.
- La CNT est un syndicat porteur d’un projet de transformation sociale. Contre la double oppression de l’Etat et des patrons, elle prône la gestion directe de la société, par ses membres eux-mêmes

 
 

Si personne ne galère à ta place, que personne ne décide à ta place