FACE AU FRONT NATIONAL,
CONSTRUISONS LA
REVOLUTION SOCIALE !
Depuis une quinzaine d'années avec le F.N., le visage hideux de l'extrême droite resurgit: avec lui les discours et les actes racistes, l'antisémitisme, l'intolérance religieuse envers les femmes (commandos anti-IVG, femmes au foyer…)
Le F.N. se nourrit du désespoir des populations, de la situation faite aux travailleurs par le capitalisme mondial et national ; chômage, précarité, exclusions multiples alors que les patrons s'en mettent plein les poches, que la bourse flambe (+27% en 1997 pour la bourse française).
Hélas, rien de plus facile pour les démagogues
de l'extrême droite que de détourner la juste colère
des travailleurs vers des boucs émissaires (en premier lieu nos
frères immigrés) comme ce fut souvent le cas dans l'histoire
pour protéger l'ordre bourgeois. Car le F.N. est le plus redoutable
chien de garde du patronat. Son discours est ultralibéral,
ses références économiques sont le thatchérisme
et le Chili de Pinochet ; il s'agit de recentrer les missions
de l'Etat dans un sens exclusivement sécuritaire et de laisser le
champ libre à "l'initiative" privée. (C. Mégret a
récemment déclaré (entre autres horreurs !) qu'il
faut des riches et des pauvres, que les ouvriers doivent respecter les
patrons. A Vitrolles, ville dont elle est le maire, les patrons se sentent
suffisamment forts pour briser une grève à coups de barres
de fer, comme ce fut le cas le 3 novembre dernier, avec l'envoi par la
société TFE de vigiles pour lever violemment le piquet de
grève des routiers devant leur entreprise. En fait, le F.N. est
le reflet extrême de la tendance actuelle du système : liberté
absolue pour les charognards de tout poil, répression accrue pour
les autres, contrôle social, flicage généralisé.
QUELLE RIPOSTE AU F.N. ?
Les partis politiques traditionnels n'ayant pas la volonté de changer cette société soumise aux lois du marché, ne parviennent qu'à gérer la misère en pratiquant toujours la même politique, comme le montre l'absence de réponse du gouvernement Jospin au mouvement des chômeurs. Plutôt que de s'opposer au F.N en essayant d'améliorer la société, ils lui donnent des gages (lois Debré-Pasqua pour le RPR-UDF, charter Cresson, loi Joxe-Chevènement pour la "gôche"…) espérant ainsi récupérer ses voix. La seule réponse qu'ils donnent au F.N. est un illusoire Front Républicain qui ne peut être une solution. Le Front Républicain est un consensus mou qui fait apparaître à tort le F.N. comme seule alternative au système actuel.
C'est en affirmant nos différences, en défendant nos convictions que nous pouvons montrer que d'autres choix sont possibles.
Pour nous, syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes, la lutte antifasciste passe par le développement d'un projet social alternatif au capitalisme et à l'Etat. Seule l'affirmation du combat de classe, seul le développement de la lutte dans les boites, dans les quartiers peut faire reculer l'ennemi fasciste : le millionnaire Le Pen s'opposait aux grèves de décembre 1995 et il dénigre à ce jour la lutte des chômeurs.
C'est l'auto-organisation des travailleurs qui fera reculer
les fascistes. C'est l'Internationale des Travailleurs qui contrera l'internationale
brune.
Avec les fascistes, on ne discute pas !
Le véritable antifascisme, c'est l'anticapitalisme
!
Partage égalitaire des richesses !
Ni Front National
Ni Front républicain
Révolution Sociale !
Manifestation vendredi 27 février 1998 à 18 heures,
contre la venue de Mégret Place Victor Hugo