Solidarité entre les peuples !
Guerre entre les classes !


Aujourd’hui nous manifestons contre l’arrivée de Nazis au gouvernement autrichien mais il n’y a pas que là-bas que les immigré-e-s sont chassés. Dans notre beau pays des droits de l’homme où la classe politique est unanime pour condamner " courageusement " l’alliance des conservateurs avec les nazis, une politique anti-immigré-es s’est imposée dans une grande indifférence pour un gain électoral.

Depuis que la " gauche " est au pouvoir, la situation des sans-papiers ne s’est pas améliorée. Le silence d’une grande partie de ceux et celles qui avaient élevé la voix contre les lois Debré, a laissé passer les lois racistes de Chevènement.
Sur les 140 000 sans-papiers qui se sont déclaré-e-s auprès des préfectures, seulement 80 000 ont été provisoirement régularisé-e-s. Les mesures du ministre de l’intérieur n’ont servi qu’à ficher et donc à mieux réprimer les clandestins-nes.
Chevènement, dans une circulaire parue le 11 octobre, veut durcir encore leur situation. Il suggère d’ " effectuer des vérifications dans les endroits qui seront indiqués comme ceux où se concentrent les irréguliers (...) pour procéder aux interpellations qui sont actuellement en nombre insuffisant. " Ce qui signifie des véritables rafles, des contrôles aux faciès et une criminalisation des associations d’aide aux sans-papiers.
La non régularisation est, de plus, un cadeau pour le patronat qui peut ainsi utiliser de nombreux travailleurs-ses bon marché-e-s qui n’ont aucun droit à part celui d’être corvéables.

Car ne nous leurrons pas, en Autriche comme en France, les politiques successives des différents gouvernements n’ont qu’un but : diviser les travailleurs-ses français-es et immigré-es.
Le capitalisme n’accepte l’ouverture des frontières que pour les riches, les capitaux et les entreprises.
Alors que le patronat mondial se ligue pour nous exploiter, il est temps que les travailleurs-ses, les chômeurs-ses, les étudiant-e-s, quel que soit leur pays d’origine, unissent leur lutte pour une société solidaire et égalitaire.

Battons-nous pour obtenir :
- l’abrogation des lois Pasqua, Debré, Chevènement et de la circulaire Sauve-Marchand,
- l’égalité des droits entre Français-es et Immigré-e-s,
- l’abrogation de la double peine,
- l’arrêt des expulsions et le retour des expulsé-e-s,
- la libre circulation et la libre installation pour tous-tes.
- la régularisation de tous, de toutes les sans-papiers.

En France comme ailleurs, le fascisme est l’arme du capital.
La lutte anti-fasciste est internationale.