La Confédération Nationale du Travail ( CNT ) regroupe des syndicats dont les principes et les buts sont anti-capitalistes, égalitaires et autogestionnaires. Elle lutte aussi bien sur le terrain économique que sur les lieux de vie et de formation.
Quelles luttes et pourquoi ?
Contre les agressions quotidiennes du
patronat et de l'Etat, la CNT est partie prenante de l'action pour organiser
la défense des intérêts immédiats des travailleurs(ses)
du public et du privé, des précaires, des chômeurs, des
jeunes en formation.
Lutte pour l'amélioration des conditions
de travail et l'augmentation des salaires, lutte contre la hiérarchie
et les licenciements, lutte contre les inégalités et la précarité.
Réflexion sur les finalités de la
production et remise en cause du système capitaliste. Tel
est le combat de la CNT sur les lieux de travail !
Mais ce combat ne se limite pas au cadre de l'entreprise. La réappropriation des logements vides, le refus du nucléaire, l'action concrète contre le racisme, le fascisme et le sexisme, la lutte contre les oppressions patronales et étatiques, etc. sont autant de terrains où nous pouvons faire agir nos propres forces individuelles et collectives.
Un des principaux objectifs de la CNT est la lutte anti-capitaliste pour combattre un système uniformisant qui fait de chaque travailleur(se), de tout individu, une marchandise ou un(e) consommateur(trice).
La lutte cénétiste s'inscrit dans un projet de société fondé sur ce que certains d'entre nous, en fonction de leur sensibilité, appellent "autogestion généralisée" ou "communisme libertaire" ; un projet d'organisation sociale, économique et politique sans dirigeants, ni dirigés et dans laquelle l'Etat et le patronat sont remplacés par une structure fonctionnant suivant des principes fédéralistes, coopératifs et autogestionnaires. Rien à voir bien sûr avec la grande supercherie des Etats soit disant "socialistes" ou "communistes" tristement célèbres !
Nos principes de fonctionnement
C'est parce que personne ne se battra à notre place, que les membres de la CNT ( salariés, chômeurs, précaires, étudiants, sans-abris, immigrés, etc. ) s'organisent pour construire un syndicalisme différent et original pour faire émerger des luttes un autre futur. La démocratie directe, l'action sur le terrain social et la solidarité sont à la base de notre syndicalisme.
- la démocratie directe : à la CNT, les décisions se prennent à la base. Ce sont les salarié(e)s en lutte qui, en assemblées générales (AG), décident des actions et des orientations à mener. Sur le terrain, nous pensons que c' est à tous(tes) qu'appartiennent nos luttes, nos espoirs et nos revendications, mais certainement pas à des directions politiques et/ou syndicales quelles qu'elles soient ( il n'y a pas de chef ni de permanents syndicaux ) ! Les décisions prises en AG doivent être appliquées par des personnes élues et mandatées de façon précise et révocables à tout moment.
- l'action sur le terrain social : depuis fort longtemps, nous savons que ce n'est pas le fait de siéger dans les organismes paritaires, d'envoyer des députés à l'Assemblée Nationale ou d'avoir des postes ministériels qui améliore le sort des salarié(e)s. Pour cela, seuls la mobilisation et la constitution de rapports de force avec les dirigeants et les possédants sont payants !
- la solidarité : travailleurs(ses), chômeurs(ses), précaires du public comme du privé, nous sommes tous et toutes prisonniers(ères) du système capitaliste dans lequel nous vivons. Toutes et tous subissons des conditions de vie sans cesse dégradées.
Quels moyens d'action ?
Dans le cadre des luttes sociales, la
méthode d'action directe essentielle est la grève générale ou partielle
qui est l'outil de lutte que les patrons de tous les pays s'efforcent de
limiter ( législation ), d'encadrer (rôle des bureaucraties
) ou de briser (interdiction ).
Si la grève
est l'élément essentiel du rapport de force (même si ce
n'est le seul), c'est aussi un instant de vie qui permet l'instauration de
nouveaux rapports entre ceux qui luttent.