Nous assistons actuellement à un véritable pillage organisé par le gouvernement et le MEDEF.
Pillage des travailleurs et des chômeurs (vole de l’argent des retraites…), destruction des services publics, remise en cause des conventions collectives, suppression d’un jour férié, radiation des chômeurs, réduction de l’ASS, mise en place du RMA, licenciements massifs.
Un gouvernement de gangsters qui volent aux pauvres pour donner aux riches.
C’est la crise mais pas pour tout le monde (le salaire des grands patrons a augmenté ces dernières années), réduction d’impôt qui profite aux plus riches, exonérations de cotisations patronales (notre salaire différé) quand d’un autre côté la misère progresse. Et le seul moyen que propose le gouvernement pour faire baisser le chômage est l’exonération de l’impôt sur les sociétés, (un cadeau de milliard aux patrons (le double des économies faites sur le dos des chômeurs avec l’ASS), ils se foutent de nous !
Le MEDEF (et le gouvernement suivra) propose un CDD pouvant aller jusqu’à cinq ans, pour pouvoir nous embaucher et nous jeter quand ils le désirent, renforçant la précarité déjà tellement développée dans notre pays. Ils nous traitent comme des chiens, mordons les à la gorge !
Pour accompagner cette régression sociale généralisée, les lois liberticides se multiplient (lois Sarkozy, lois Perben) Et cela ne va pas s’améliorer, Sarkozy a un projet de délation généralisée, qui obligera les enseignants, les travailleurs sociaux, à dénoncer les personnes qui leur paraissent louches, qui part d’un postulat : tu es pauvre donc tu dois être un délinquant. Cette loi vichyste est déjà essayée dans certains secteurs.
Les seules choses qui progressent dans ce pays sont le profit des entreprises et le nombre de prisonnier. Le seul projet de société du gouvernement Raffarin se résume aux murs d’une prison. Va-t-on continuer longtemps à accepter la spirale : plus de misère, plus de violence, plus de répression ?
Si on ajoute à cela la remise en cause du droit de grève (avec le service garantit mais aussi avec la violence patronale dans le privée), l’écrasante majorité des médias aux ordres, braves petits soldats du patronat et du gouvernement, toujours là pour ne pas parler des problèmes sociaux, pour alimenter le délire sécuritaire, tout cela montre un projet très précis : d’un côté on nous écrase, nous appauvrit, nous précarise, nous licencie, de l’autre, on nous fiche, nous contrôle, nous suspecte, nous flique et si on n’obéit pas on nous met en prison. Ce sont les deux mâchoires du même système capitaliste pour nous broyer, nous asservir.
L’état se charge de la répression, tout le reste va au privée (bientôt la Sécurité Sociale, l’Education, la Recherche, les transports…) et tant pis s’il y a des milliers de morts dans les hôpitaux : le Medef est le véritable gouvernement de la France, charge à l’état de maintenir l’ordre inégalitaire.
Et l’on nous dit que nous vivons dans une démocratie ! Que nous devons accepter sans rien dire !
Luttons contre cette violence sociale, cette précarité qui pousse à la compétition entre les travailleurs et mène au stress, à la dépression, au repli sur soi, à la peur de l’autre, voir au suicide, à la violence, au racisme…
Il est possible de résister à cette dérive, ne pas le faire est suicidaire. Résister pour ensuite reprendre l’offensive, se battre pour le partage des richesses, contre les inégalités sociales.
N’attendons rien d’une soi-disant alternance politique, d’un retour de la gauche plurielle qui a préparé le terrain à la régression sociale actuelle, n’attendons rien évidemment des gros porcs d’extrêmes droites qui combattent pour les riches en divisant les travailleurs. N’espérons rien des futurs élections qui ne sont là que pour nous donner l’impression que nous vivons dans une démocratie, nous faire croire qu’ainsi nous décidons de notre futur.
Il est important de lutter au quotidien, dans les entreprises, crée un rapport de force à la base (en se méfiant des directions des grosses centrales syndicales qui nous ont trahis pendant le mouvement de mai juin 2003).
Travailleurs, précaires, chômeurs, travailleurs du privé, du public, hommes, femmes, français et immigrés, nous devons lutter tous ensemble contre ceux qui nous exploitent. Pour l’instant la réponse aux attaques gouvernementales se fait par secteur, au coup par coup, seule une grève générale interprofessionnelle nous permettra de reprendre le dessus.
Il est temps de se prendre en main, de ne plus laisser notre vie entre les mains de ceux (les patrons, les hommes politiques) qui veulent penser à notre place.
La CNT sera de ce combat partout où elle se trouve pour favoriser l’unité des travailleurs à la base, l’autogestion des luttes contre le capitalisme qui nous détruit, avec nos armes : la grève, les occupations, le sabotage, l’action directe.
Puisque personne ne galère à notre place, que personne ne décide à notre place !