CHÔMEURS, PRÉCAIRES
Puisque personne ne galère à ta place
Que personne ne décide à ta place



Aujourd'hui, 80% des offres d'emploi sont des contrats précaires (durée déterminée, temps partiels, salaires de misère). Dans le privé comme dans le public, les 39 heures sont de moins en moins respectées, les heures sups correspondent à plus de 800.000 emplois potentiels. Avec la flexibilité et la précarité, les patrons (privés ou d'Etat) exploitent toujours plus leurs salariés, licencient à tour de bras, produisent toujours plus de chômage, et toujours moins d'emplois stables et utiles. Rappelons qu'un CES remplace un objecteur qui à son tour est remplacé par un CES ou un stagiaire non rémunéré,… et ainsi de suite. Les derniers nés sont les emplois jeunes, vrais faux fonctionnaires avec des statuts de droit privé…
 


Les décideurs politiques, les patrons et les chefs nous font partager la misère.
Partageons nous plutôt leur richesse.
On voudrait nous faire croire que si nous restons au chômage c'est de notre faute.

Les gestionnaires du chômage nous casent dans leurs modules d'orientations, stages bidons et autres pièges à cons. Le seul rôle de ces administrations est de faire taire les chômeurs en les culpabilisant. D'un côté, on voudrait des chômeurs prêts à tout pour trouver du travail dans n'importe quelles conditions, avec de l'autre, des salariés qui devraient tout accepter (travailler toujours plus pour des salaires de misère) parce qu'ils pourraient se retrouver au chômage à leur tour.

Chômeurs, salariés même combat !

Quand on est précaires, chômeurs, RMIstes, non seulement on doit subir le flicage permanent : carte d'actualisation, convocation, déclaration trimestrielle mais on est toujours suspecté de tricher. Mais quand on veut obtenir une aide ou allocation diverse pour survivre, il faut prendre son courage à deux mains, mettre sa pudeur dans ses poches, et faire la tournée des services sociaux et administrations. Il faut raconter plusieurs fois sa vie, son mode de vie, ses ressources, pourquoi on n'arrive pas à payer ceci ou cela, fournir des justificatifs. Et tous ces travailleurs sociaux, agents administratifs, associations caritatives et intermédiaires sont là pour nous apprendre à nous contenter de 2000 francs par mois, et on devrait leur dire merci ?

Nous ne demandons pas la charité ! Le chômage n'est pas une fatalité !

Sortons les bureaucrates du chômage de leurs bocaux, de leurs locaux aseptisés ! Montrons-leur que nous ne sommes pas des numéros informatisés, mais des travailleurs prêts à s'unir pour lutter, puisque seule la lutte paie.

D'abord s'unir pour résister puis s'unir pour lutter.
Soyons inflexibles ! Ensemble exigeons tout pour tous.