NON A LA CASSE DU STATUT DE MI-SE !!!
Les postes de MI-SE réservés aux étudiants sont sensés participer à l’ouverture de l’université aux classes sociales les moins favorisées. L’annulation de 5000 créations d’emploi programmés (pas de remplacement de ceux qui arrêtent, moins de stagiérisations, plus d’heures supplémentaires) et la suppression de 5600 postes sur 48000 existants sont une atteinte à l’accès aux études universitaires. La réforme 3-5-8 de l’université projetée par Ferry va dans le même sens du contrôle des flux d’étudiants :les études longues coûtent chères et le gouvernement ne veut pas permettre à toutes et tous de suivre un long cursus. Ce sont les étudiants pauvres que l’Etat attaque en premier !
La
suppression de postes est une atteinte à nos conditions de travail.
Moins de MI-SE c’est plus de boulot pour ceux et celles qui restent. Notre
statut est lié à celui d’étudiant, ce qui amène
certains collègues à avoir des semaines Etudes-Travail supérieures
à 35 heures. La baisse des effectifs de MI-SE, en plus d’augmenter
notre charge de travail, va nous obliger à être plus flexibles
et à accepter les heures supplémentaires. L’Etat projète
également la suppression de 20000 postes d’aides-éducateurs
(AE) dont les contrats arrivent à terme. En échange, il prévoit
la création de seulement 11000 postes d’ " assistants d’éducation
" ouverts à tout le monde (retraités, mères de familles…).
L’Education Nationale arrive-t-elle si bien à assurer une école
laïque et égalitaire qu’elle puisse s’amputer de 14500 postes
(AE et MI-SE) ? D’autant plus que la baisse des effectifs de 5000 élèves
annoncée par le gouvernement représente environ un élève
en moins par classe, où ils sont souvent entre 35 et 40.
NOUS NE SOMMES PAS DES FLICS !!!
La justification budgétaire donnée par l’Etat pour la suppression de postes est inadmissible ! Que dire des budgets de la police et de l’armée qui ne cessent d’augmenter ? Vaut-il mieux éduquer dans les meilleurs conditions pour tous et toutes, ou bien réprimer sans retenue ?
Avec
la disparition des AE et la réduction du nombre des MI-SE, les surveillants
ne vont faire plus que du flicage et de la répression. Déjà
dans les conditions actuelles combien d’entre-nous ont le temps de faire
autre chose ? De plus cette réduction d’effectifs en influençant
notre travail ne peut que détériorer nos rapports aux élèves.
ASSEZ DE PRECARITE ! PLUS D’EGALITE !
Les étudiants pauvres doivent passer une partie de leur temps à travailler plutôt que d’étudier. Ce qui accroît l’inégalité entre les étudiants travailleurs et les autres. Pourtant dans un tel contexte le pionicat nous permet de nous en sortir. La fin du statut de MI-SE donnerait aux étudiants à la recherche d’un revenu une seule alternative : devenir de la chair à patrons, docile et flexible.
Le projet du gouvernement vise à détruire le statut de droit public des surveillants qui leur confère des avantages de la fonction publique. Le passage à un statut de droit privé pour des personnels cogérés par l’Etat et les collectivités territoriales ne nous garantit pas la sécurité de l’emploi indispensable quand on s'engage dans un cycle d’études. Pensons aussi au fossé que ces nouveaux statut vont créer entre les régions riches et celles qui ne pourront pas s’offrir assez d’effectifs.
Les syndicats qui ont participé et accepté la création du sous-statut d’Emploi Jeune sont en grande partie responsables de la mise en cause du statut de MI-SE, puisque ceux-ci se sont retrouvés minoritaires depuis 1998 dans leur fonction du fait que différents types de personnels (CES/CEC ; AE) se sont vus affectés à des tâches de surveillance.
Actuellement
tous les contrats de droit privé dans l’EN sont des emplois précaires
(ECE, CES, AE, contractuels). La logique capitaliste tend à s’attaquer
aux plus précaires de manière illégale en exigeant
toujours plus d’eux :remplacement d’autres personnels, travail hors attributions.
Combien de Vies Scolaires tournent avec le renfort des AE et des CES qui
font le même travail alors qu’ils ne devraient pas et bien moins
payés (un AE gagne 900EUR par mois pour 35h/semaine). Aujourd’hui
un CEC secrétaire de Vie Scolaire fait 30h/semaine pour un salaire
de 830 EUR, un surveillant d’externat pour le même travail fait 28h/semaine
et gagne 980 EUR. On peut parier que le gouvernement et les collectivités
locales s’aligneront sur les plus bas salaires pour les nouveaux contrats
MI-SE et les nouveaux statuts.
RESISTONS ENSEMBLE CONTRE LE LIBERALISME GALOPANT !!
POUR UNE ECOLE REELLEMENT EGALITAIRE, GREVE GENERALE DE TOUTES ET TOUS LES MI-SE ET DES PERSONNELS DE L’EDUCATION NATIONALE !!!!!!!!!!!