Tuons le capitalisme !
Après les tirs à balles réelles, à Goteborg en Suède, faisant des blessés graves parmi des manifestants non-armés, dont certains toujours hospitalisés, une nouvelle étape a été franchie au sommet du G8 à Gênes. Ce sommet a été marqué par une répression policière féroce (tirs à balles réelles, utilisations de blindés contre les manifestants, rafles, matraquages systématiques…) qui a abouti à la mort d’un manifestant, à plusieurs centaines de blessés graves (dont certains encore dans le coma), à de nombreuses arrestations et à des sévices (nombreux témoignages d’actes de torture, passages à tabac, humiliations, menaces de viol…). Cette violence contre les manifestants a été précédée et accompagnée de provocations policières scandaleuses, d’atteintes aux droits de circulation, de réunion, d’expression et de manifestation, de la destruction du matériel de journalistes indépendants ; ces méthodes fascisantes des autorités italiennes s’inscrivent dans une logique de criminalisation des mouvements sociaux accrue depuis Seattle. Elles montrent le vrai visage de nos « démocraties » : une poignée de décideurs représentant les intérêts d’une caste financière dirigeante asseyant son pouvoir par la force et le sang.
Face à cette répression exercée par l’Etat et le Capital, le débat ne peut pas se réduire à une confrontation « violents casseurs » contre « citoyens organisés responsables ». Lorsque les chefs d’états, enfermés dans une forteresse, utilisent la force armée pour se protéger, la seule confrontation qui existe oppose ceux qui sont à l’intérieur de la forteresse (les capitalistes et leurs valets) et ceux qui sont à l’extérieur.
Les membres du G8 proposent de rencontrer les différentes ONG et organisations « citoyennes » avant le prochain sommet, mais IL N’Y A RIEN A NEGOCIER AVEC LES SAIGNEURS DU MONDE, il faut les balayer. Le changement réel ne se fera pas en allant grossir les rangs des organisations qui se veulent nos représentants légitimes pour dialoguer avec les puissants mais bien par l’affirmation directe de nos intérêts de classe.
La vraie violence n'est pas dans quelques vitrines de banques brisées. La vraie violence est dans l’exploitation des travailleurs au quotidien, elle est dans la misère et la précarité, la vraie violence est dans les licenciements massifs, dans le sort fait aux sans-papiers, aux sans-logis, la vraie violence est dans l’oppression des femmes, la vraie violence est dans l’assouvissement et le pillage des pays pauvres au profit des classes dominantes des pays riches, elle est dans l’accaparement des richesses par une minorité, elle dans les médias au service de cette minorité, la vraie violence est dans la répression policière et la criminalisation des luttes contre le capitalisme.
L’action directe contre cette violence généralisée générée par le capitalisme n’est que de la légitime défense. Ils ont les armes, nous avons le nombre !
La
répression à Gênes n’avait qu’un but : casser le mouvement
par la terreur exercée sur tous les manifestants, par la tentative
de division entre ces mêmes manifestants. Ne jouons pas leur jeu,
organisons la résistance dans les entreprises, dans les quartiers,
multiplions les luttes et SOYONS NOMBREUX A BRUXELLES EN DECEMBRE pour
contrer une prochaine rencontre entre chefs d’états européens.
Et dés aujourd’hui, restons mobilisés pour :
- dénoncer la répression policière et militaire orchestrée par le gouvernementitalien et le G8 :
- exiger la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées à l’occasion des manifestations de Gênes et l’arrêt de toutes les poursuites ;
- exiger l’établissement de toutes les responsabilités politiques et policières dans les violences ;
- exiger qu’en toutes circonstances soit respecté le droit de circulation des personnes et le droit de manifestation.