Aux
dernières élections présidentielles, des centaines
de milliers de gens sont descendus dans la rue pour refuser le racisme
et le fascisme, on aurait sauvé la démocratie, mais quelle
démocratie ? Aujourd’hui le gouvernement singe le programme sécuritaire
du FN, multiplie les lois liberticides, met en place une politique de régression
sociale inspiré du MEDEF, on ne doit pas les laisser faire, résistons
!
Le
MEDEF + la matraque
Terrorisme patronal : Les mesures gouvernementales sont calquées sur le programme du MEDEF :
-augmentation du nombre d’heures supplémentaires et annualisation du temps de travail qui va permettre aux patrons d’accroître encore plus la flexibilité, de nous faire travailler selon leur bon vouloir,-remise en cause de la retraite par répartition et l’augmentation de la durée de cotisation qui a été décidée au sommet européen de Barcelone ,-baisse des charges sociales pour que les patrons fassent plus de profit sur notre dos, les charges sociales c’est ce qui paie nos retraites, qui nous permet de nous soigner, les charges sociales c’est l’argent des travailleurs, leur baisse c’est la baisse de nos salaires,
-ils comptent supprimer de nombreux postes de fonctionnaires, les seuls ministères qui vont voir leur budget augmenter sont ceux de la défense et de l’intérieur. Des flics à la place des profs ? Des flics à la place des postiers ? Des flics à la place des infirmières ? Le seul métier d’avenir si tu es chômeur, c’est flic ou maton pour parquer les autres pauvres,
-réduction des impôts qui profitent essentiellement à ceux qui ont de hauts salaires.
On trouve de l’argent pour faire des cadeaux au patronat, on trouve de l’argent pour augmenter les salaires des ministres de 70%, pour construire un nouveau porte-avion. Alors que le SMIC et les minimas sociaux, eux, n’augmentent pas. De qui se moque-t-on ?
Délire sécuritaire :
L’autre grand chantier du gouvernement qui ressemble de plus en plus à un rassemblement de CRS, c’est de foutre le maximum de personnes en prison, surtout si elles sont jeunes, pauvres ou étrangères. Pendant l’été une série de mesures ont été prises pour « peindre notre avenir en bleu marine » : mise en prison des adolescents, suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants délinquants, criminalisation des enfants, jusqu’à des peines de prison pour ceux qui insultent leur professeur, pourquoi pas la prison pour ceux qui marchent sur la pelouse, qui traversent alors que le feu est au rouge…
Une
politique de répression qui va détruire encore plus les familles
en difficultés, elle va détruire des adolescents qui vont
croupir entre quatre murs, elle va rajouter de la violence à la
violence. Car c’est à la misère qu’il faut s’attaquer,
c’est elle qui crée une violence entre les pauvres, c’est contre
la violence patronale qui considère les hommes comme de la merde
qu’il faut lutter, c’est elle qui crée de l’insécurité
pour ceux qui ne savent comment finir leur mois, ou qui sont licenciés
après des dizaines d’années de travail comme des kleenex,
c’est le capitalisme et sa violence sociale qu’il faut combattre, ce système
qui nous dit que pour survivre il faut écraser son voisin, le concurencer,
le voir comme un ennemi.
Cette
politique sécuritaire est une politique contre les pauvres, les
délinquants financiers peuvent, eux, continuer à nous voler
tous les jours, ils peuvent prospérer jusqu’au sommet de l’état,
ou des grandes entreprises (de Messier à Bon). Si tu veux être
un voleur, essaie d’être riche avant !
Répression
sociale et syndicale.
Le gouvernement utilise le thème de l’insécurité à l’aide de médias au garde à vous, ils nous disent d’avoir peur, de ne plus bouger, de ne penser qu’à ça plutôt que de penser à remettre en cause un système inégalitaire.
La
répression contre les mouvements sociaux se durcit, des flash balls
ont été utilisés contre des manifestants à
Strasbourg, de José Bové à Ahmed Meguini créateur
du Mouvement Spontané, en passant par Alain Hébert, militant
cégétiste, le nombre de militants en prison ou risquant la
prison pour raison politique augmente, la violence, les tabassages contre
ceux qui luttent pour un monde plus juste s’amplifient. Le gouvernement
projette de limiter le droit de grève, Raffarin est main dans la
main avec Berlusconi pour extrader d’anciens militants italiens et l’union
européenne a mis en place un mandat d’arrêt européen
qui sous couvert d’anti-terrorisme criminalise tous ceux qui remettent
en cause l’ordre établi.
Sois exploité, précarisé, expulsé, licencié et ferme ta gueule !, c’est la conception de la démocratie qu’ont nos dirigeants.
Tout
cela avec la bénédiction ou le silence des directions des
grosses centrales syndicales.
Les
gouvernements changent mais pour nous rien ne change.
Les gouvernement qui se suivent sont tous soumis à la même logique militaro-industrielle internationale qui privilégie une minorité au détriment des populations pauvres (affamées ou bombardées…) à l’aide d’une meute militaire ou policière.
L’union
européenne et les différentes instances internationales ne
sont que des outils pour permettre le durcissement de la mondialisation
capitaliste dans l’intérêt des plus riches qui s’enrichissent
encore et encore sur le dos de la majorité de la population de la
planète. Chirac, Jospin ou Raffarin ne sont que des valets, ils
partagent les intérêts des patrons, des actionnaires, ce sont
des pantins qui s’agitent de temps en temps pour nous donner l’illusion
que l’on vit dans une démocratie.
Résister.
Mais
il est possible de lutter, malgré la répression, malgré
le matraquage médiatique, seul un rapport de force peut changer
la donne : des luttes quotidiennes dans les entreprises, dans les quartiers,
aux luttes contre la mondialisation capitaliste lors des sommets du G8,
ou de l’union européenne. Ils essaient de nous faire croire que
seul leur monde d’injustice et d’inégalité sociale est possible,
que ça ne sert à rien de combattre. Ils nous veulent soumis,
terrés. Ne les laissons pas diriger nos vies !
Amplifions
la contre offensive !
Ne
faisons pas confiance aux intermédiaires politiques ou aux responsables
syndicaux pour nous défendre. Seule la lutte collective (du privé,
du public, travailleurs, chômeurs, précaires, français,
immigrés, hommes et femmes) et solidaire à la base peut nous
permettre d’imposer une autre logique.
Seules
les luttes gérées par les travailleurs eux-mêmes permettront
d’en finir avec le capitalisme. Puisque personne ne galère à
notre place, que personne ne décide à notre place.
Notre
force est notre nombre, notre force est nos actions.
La CNT, syndicat autogestionnaire et sans permanents sera de ce combat
partout où elle se trouve. Elle sera là pour défendre
la démocratie directe dans les luttes, pour défendre les
assemblées générales souveraines, pour empêcher
les leaders autoproclamés de décider à la place de
ceux qui luttent.