Guerre de classes, Paix entre les peuples

Suite aux attentats du 11 septembre, la réponse des Etats-Unis ne s’est pas fait attendre. Comme lors de la guerre du Golf les premières victimes sont les civils. Les erreurs chirurgicales de leurs frappes sont fréquentes. Nous sommes sûrs que des milliers d’Afghan-e-s périront, et que le terrorisme ne sera pas vaincu. Cette guerre ne sera pas plus propre ni plus éthique que les autres. Il ne s’agit pas d’un conflit entre le Bien et le Mal comme on voudrait nous le faire croire, mais d’un terrorisme d’Etat contre le terrorisme Religieux qui a été financé par les USA pour combattre l’URSS. Le chien a mordu son maître. La CNT condamne les tueries des groupes intégristes tant aux USA qu’en Algérie, ainsi que les massacres des armées américaines, britanniques, françaises, canadiennes, allemandes ou autres.

Du bombardement quasi quotidien de l’Irak aux incursions de l’armée israélienne, des multiples répressions policières à l’asservissement des pays les plus pauvres du chadrie obligatoire à la peine de mort, partout la force et la violence reste du coté du capital.

« Liberté immuable » commence par nous les restreindre (nos libertés inaliénables) : Vigipirate 2 le retour, contrôles renforcés aux frontières et délit de sale gueule, vigiles et matons qui se sentent investis d’une Mission, amalgame islamistes-arabes... Ils profitent de cette guerre pour étendre leur arsenal répressif, et nous font croire qu’il est indispensable. L’Etat a besoin de menaces pour justifier ses actes liberticides, comme l’industrie de l’armement a besoin d’ennemi pour justifier son existence. Les gouvernements proclament l’Union sacrée, garante de paix sociale : on laisse de coté les problèmes sociaux pour se concentrer sur l’Ennemi.

Cette guerre n’est pas la nôtre, les maîtres décident, le peuple afghan subit les bombes en plus de ses conditions d’existence déjà misérables. Les quelques rations de peanuts butter à vocation humanitaire ne sont qu’un leure, une insulte de plus pour les victimes. Les frontières sont les murs de nos prisons, instituées par les puissants, elles ne servent qu’à diviser les travailleur-se-s. Pour en finir avec la guerre des peuples, préparons la guerre de classe.