Manifester notre refus de voir G.W. Bush venir en Europe, c'est poursuivre nos luttes quotidiennes contre tout ce qu'il représente comme chef d'état et comme leader politique. Aux USA, il est le porte-parole de la fraction la plus rétrograde : celle qui réclame toujours plus d'exécutions capitales, toujours plus de répression, celle qui finance aux USA et partout ailleurs les mouvements anti-avortement les plus durs. En matière de libertés individuelles, il représente aussi le tout-sécuritaire et les politiques dites de "tolérance zéro", en fait, de répression qui touche en premier les militants politiques, syndicaux et associatifs radicaux, les représentants des minorités raciales, culturelles ou sexuelles, etc. Pour un pays se réclamant soi-disant du "monde libre", le nombre de prisonniers politiques est ahurissant.
Partout dans le monde, il symbolise l'impérialisme militaire des USA, dans la lignée des stratégies employées au Viêt-Nam, en Amérique Latine, au Moyen Orient par les Nixon, Kissinger, Reagan ou Bush père. En ce moment même, les USA tentent de déstabiliser les gouvernement qui ne leur conviennent pas (Venezuela), envisagent d'envahir l'Iraq ou la Somalie, soutiennent des états dictatoriaux (Arabie Saoudite), bref s'arrogent le droit de diriger le monde à leurs guises. Et en Palestine, malgré l'inflexion officielle de son discours, l'administration Bush soutient encore et toujours le gouvernement colonial et assassin de Sharon.
Il est enfin le VRP du capitalisme mondial, celui qui détruit l'environnement, qui jette à la rue des milliers de travailleurs et attaque partout les (rares) systèmes de répartition ou de redistribution des richesses. Par le financement et la formation des forces policières et militaires de pays du tiers-monde, cette classe dirigeante mondiale réprime tous les militants syndicaux et tous les mouvements de défense des exploités comme les Zapatistes, les Sans-terres…
George Bush est aussi le modèle et le chef de file de nos propres dirigeants, patrons, banquiers et autres exploiteurs européens, qui mènent ici la même politique rétrograde et le soutiennent sans faiblir dans toutes ses entreprises impérialistes partout dans le monde.
Face à ce capitalisme mondial, notre réponse est internationale, par les contacts et les soutiens à tous les mouvements résolument anticapitalistes, autogestionnaires, mais aussi simplement de défense contre la misère et l'oppression, ici, partout dans le monde et aussi aux USA mêmes où la contestation radicale est beaucoup plus forte et active que ce que les médias en laissent paraître.
Partout où il se
manifeste, dans tous ses symboles, le capitalisme mondial doit être
combattu!
LE CAPITALISME NE SE REFORME PAS, IL SE DETRUIT!
AUTOGERONS NOS LUTTES POUR UN MONDE AUTOGERE!