Contre tous les impérialismes…

Révolution sociale !


Malgré une mobilisation mondiale très forte contre la guerre, Bush et ses valets se préparent à envahir l’Irak. Des millions de personnes ont défilé le 14 février dernier confirmant que les populations du monde entier sont majoritairement contre cette guerre, ce qui n’empêche pas certains gouvernements comme ceux d’Espagne et d’Angleterre de suivre aveuglément Bush, une nouvelle preuve que les dirigeants de nos « démocraties » peuvent faire ce qu’ils veulent une fois élus au mépris de ceux qu’ils sont censés représentés…

Nous sommes contre cette guerre qui va décimer une partie de la population irakienne déjà atteint par un embargo de plus de dix ans. Nous sommes contre cette guerre qui laisse les mains libres au gouvernement israélien pour amplifier ses massacres contre les palestiniens en toute impunité.

Mais si nous sommes contre cette guerre nous ne nous sentons pas derrière Chirac car nul doute que si la bourgeoisie et les entreprises pétrolières françaises avaient des intérêts dans cette guerre, elles finiraient par suivre le gouvernement Bush pour se partager le morceau.

Les batailles dans les instances internationales qui permettront de savoir à quelle sauce l’Irak sera mangé ne nous concernent pas. Ce n’est qu’un jeu d’échec entre les différentes puissances pour s’approprier les matières premières du tiers-monde.

Et qu’on ne nous fasse pas rire avec l’Europe et ses valeurs humanistes et universelles qu’elle a à transmettre. Les peuples africains ou asiatiques qui subissent le colonialisme et le pillage de leur richesse par les états et industries entre autres françaises doivent bien en rire.

De plus dans le soi-disant « camp de la paix » on trouve le grand pacifiste russe Poutine qui massacre le peuple tchétchène dans l’indifférence de la communauté internationale.

Ce camp de la paix n’est pas le notre, notre camp est celui des exploités, des opprimés, qu’ils soient en Irak, aux Etats-Unis, en Palestine, en France… Notre camp est celui de ceux qui résistent aux dictatures.

Notre camp est celui de ceux qui résistent à l’impérialisme états-unien, européen, russe, israélien…

Ce climat de guerre et de soi-disant lutte contre le terrorisme permet de renforcer le contrôle des populations, que ce soit aux Etats-Unis ou des lois d’exceptions ont été mis en place, les arrestations arbitraires monnaies courantes ou en France, qui des lois sur la Sécurité quotidienne aux lois Sarkozy en passant par le plan vigipirate renforcé donne tout pouvoir à la police et transforme chaque individu en un suspect potentiel. Cette guerre permet aussi de détourner l’attention alors que se mettent en place des politiques de régression sociale. Le Medef peut imposer sa politique avec la bénédiction du gouvernement Raffarin, la précarité ne cesse d’augmenter, les plans sociaux se multiplient, la violence sociale est permanente, après des attaques contre la CMU et l’aide médicale d’urgence, une facilitation des licenciements, le non-paiment du temps d’astreinte, etc. et avant la baisse de l’impôt sur les grandes fortunes, le Medef et l’état peuvent préparer la casse du système de retraite par répartition…

 

Guerre coloniale là-bas et renforcement des pouvoirs régaliens des Etats ici ne sont que deux facettes du même système capitaliste, deux facettes de la guerre de quelques nantis soutenus par des Etats à leur botte contre les populations du monde entier.

Nous n’avons rien à attendre des différentes instances internationales (aux ordres des grandes puissances : Etats-Unis, Europe…) pour changer la situation. Seule la mobilisation populaire peut freiner la guerre, seule l’action directe à la base est efficace comme en Italie, en Ecosse des travailleurs ont refusé de participer au chargement des armements contre l’Irak…

Seule la solidarité internationale pourra arrêter le terrorisme des états et du patronat.

Seule la résistance et l’unité des exploités du monde entier pourra mettre un terme au capitalisme, ce système qui engendre la misère et la guerre.

Brûlons les uniformes quels qu’ils soient. Ici et là-bas prenons notre vie en main !