Communiqué de presse 9 juin 2003 - Appel à la manifestation nationale du mardi 10 juin
 

Pour le système par répartition
CONTINUONS LA LUTTE,
LE GOUVERNEMENT S’ESSOUFFLE !

La Confédération nationale du travail, conformément à la volonté de ses syndicats, appelle à la poursuite de la mobilisation : déclenchement et enracinement de la grève partout ou cela est possible, jusqu’à satisfaction des revendications, convergences interprofessionnelles dans les assemblées générales, dans les actions, unité des travailleurs à la base contre l’offensive patronale. En dépit de ses fanfaronnades, le gouvernement s’essouffle. Il s’agit de maintenir et d’amplifier la
pression.

Lors de la dernière semaine, l’ampleur du mouvement a largement été minimisée, par divers artifices, parfois en ignorant purement et simplement les grévistes, souvent en recourant au travail des cadres ou en manipulant les chiffres. En revanche, des actions spectaculaires ont été largement commentées et critiquées, comme l’incendie d’un local du MEDEF. Nous tenons à rappeler que la violence primordiale et sans égale est celle exercée par une minorité possédante et au pouvoir (économique ou politique) contre la majorité immense des travailleurs. Cette minorité impose aujourd’hui, sans le moindre dialogue et avec des arguments truqués, sa volonté et ses intérêts financiers contre la volonté et les intérêts du plus grand nombre. Nous affirmons donc notre totale solidarité avec tous les camarades en lutte.

La CNT rappelle ses revendications immédiates :

- la retraite à 37,5 années de cotisation pour tous, public et privé, et moins, entre autres, pour les métiers physiquement éprouvant ;
- le retrait du projet de décentralisation de la fonction publique,qui vise d’une part à casser l’unité du service public, d’autre part à en entamer la privatisation progressive ;
- la fin des suppressions d’emploi massives dans le public et le privé, qui, précarisent de nombreux travailleurs et fragilisent leurs conditions d’existence.

Nous appelons tous les travailleurs à impulser des assemblées générales sur leur lieu de travail, pour informer et mobiliser, et si possible déclencher la grève reconductible.