Depuis plus d'une semaine, la grève reconductible s'étend, dans l'Education Nationale, rejointe par d'autres secteurs du public et du privé. Grève qui s'étend malgré le silence des médias et l'inertie (quand ce n'est pas du sabotage) des bureaucraties syndicales.
Si le déclencheur fut l'attaque contre les retraites par répartition, l'offensive est plus large : licenciements massifs, augmentation de la flexibilité, des contrats précaires, accord Unedic contre les chômeurs et les travailleurs, lois sécuritaires contre les pauvres, casse de la sécu, casse du service public… Après s'être attaqué au démantèlement des PTT, de la SNCF, de EDF-GDF , l'état s'en prend ainsi à l'éducation. Avec son projet de décentralisation, il favorise la privatisation, augmente les inégalités entre les régions et prépare la précarisation massive du personnel.
Premières étapes d'un projet global visant à la disparition du service public : un rapport récent du conseil d'état préconise de ne conserver que les fonctions régaliennes (police, justice, armée) et de transférer tout le reste aux secteurs marchand et associatif.
Cotiser plus, gagner moins ?
Le patronat et l'état veulent nous imposer 40 annuités de cotisation (avant de nous imposer 41, 42…). 40 annuités qui seront de plus en plus difficile à atteindre : les licenciements de travailleurs de plus de 50 ans augmentent. La retraite à taux plein est alors impossible, seuls ceux et celles qui en ont les moyens pourront la compléter, en se rabattant sur les fonds de pension. La volonté est bien de casser la retraite par répartition et plus généralement toutes formes de solidarité entre travailleurs : l'argent qui aurait du la financer va dans les caisses du patronat, sous formes de cadeaux divers (subventions, exonérations de charges…).
Et le patronat et l'état nous démontrent une fois de plus qu’ils ne veulent pas s’attaquer au chômage : s’ils le voulaient réellement, ils baisseraient le temps de travail et n'imposeraient pas 40 annuités de cotisation. Ce projet vise donc à la précarisation massive des travailleurs, en maintenant volontairement un taux de chômage élevé (permettant de faire pression sur les salaires et les conditions de travail, imposant aux chômeurs des boulots de merdes, payés des miettes...).
Face à cette attaque massive il n'y a pas à négocier, négocier c'est déjà perdre, construisons la riposte. Nous avons le nombre, nous sommes la force de travail, sans nous le patronat n'est rien, le capitalisme non plus.
une seule solution : tous et toutes en grève générale reconductible !
Il est possible de s’organiser autrement et de gagner. La CNT est un syndicat indépendant de l’Etat et des partis politiques. La CNT est un syndicat autogéré sans chefs, ni permanents. Ce sont les syndiqués qui décident lors d’assemblées générales souveraines. La CNT est un syndicat porteur d’un projet de transformation sociale. Contre la double oppression de l’Etat et des patrons, elle prône la gestion directe de la société, par ses membres eux-mêmes. Si personne ne galère à notre place, que personne ne décide à notre place !